Charles-Gabriel Pravaz (1791 - 1853) Inventeur de la seringue pour injection médicamenteuse en 1835 est né à Pont-de-Beauvoisin (Isère), petite ville située aux confins de la Savoie et du Dauphiné, le 24 mars 1791. D'abord élève de l'Ecole polytechnique, il quitta cette école en 1815 à la suite du décès de sa mère de tuberculose et se consacra à la médecine. Reçu docteur en 1824, il observe des déviations vertébrales chez des jeunes filles en Institution, c'est sans doute ce qui a décidé de son orientation vers l'orthopédie médicale en même temps qu'il transforme l'institution en Clinique Orthopédique renommée. En 1829, il fonde avec J. Guerin l'Institiut Orthopédique du Château de la Muette à Passy. Il ouvre en même temps une succursale à Lyon, au pied de la colline Sainte Foy, et après sa séparation avec Guerin, dès 1835 il résidera exclusivement à Lyon pour s'occuper de l'Institut Orthopédique et Pneumatique Bellevue.
Charles-Gabriel Pravaz était modeste, dévoué à ses patients et généreux envers les malheureux. Son travail acharné, son ingénuosité, pour concevoir et développer des appareils et la rigueur de ses expérimentations cliniques, expliquent ses succès ainsi que la jalousie de ses collègues, en particulier parisiens, qui témoigneront en permanence de suspicion et d'incrédulité à son égard.
Son œuvre
Son œuvre fut abondante et consacrée à deux thèmes principaux ( en dehors de la seringue).
1- La scoliose, pour laquelle il fit plusieurs publications. en 1827 : "Méthode nouvelle sur le traitement des déviations de la colonne vertébrale" suivi de "La gymnastique appliquée aux traitements de quelques maladies constitutionnelles". On trouve dans ses écrits les principes de rééducation encore d'actualité et leur mise en application dans son Institut à Lyon : la "Balançoire orthopédique", un système d'extension vertébrale, une piscine et un système de bains d'air comprimé.
2- La luxation de hanche, après un échec, il renouvelle son expérience en s'entourant du contrôle de sommmités médicales reconnues. Après réduction, une traction fut maintenue pendant deux ans, sur un patient âgé de 7 ans; et le malade fut considéré comme guéri. Pravaz en fit communication à l'Académie Royale de médecine. Après avoir traité une vingtaine de patients entre 1834 et 1846, Pravaz publie un "Traité théorique et pratique des Luxations congénitales du fémur". Les principes de ces guérisons étaient bons, mais il n'y avait pas de preuve radiologique. Aussi les orthopédistes "modernes " pensent que Pravaz n'avait pas obtenu de véritable réduction mais qu'il avait plutôt transformé une luxation postérieure haute en luxation postérieure appuyée, ou au mieux en subluxation. (Dr Laurent Nové-Josserand).
Pravaz n'ayant pas d'élève, sa méthode fut abandonnée et son Institut fermera. Il faudra attendre 50 ans pour que de nouvelle méthodes soient tentées (réduction extemporanée et traction continue).

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